Plongez dans l'Antiquité !

Pari tenu pour l'atelier d'archéologie sous-marine qui s'est déroulé mardi 14 mai devant 25 latinistes enthousiastes.
Yann Gaonach, intervenant dans l'association Adramar, a présenté avec passion les caractéristiques du métier d'archéologue. A l'aide d'un livret à compléter, les élèves de 4e et de 3e ont d'abord découvert les techniques d'observation et de préservation des objets révélés dans les explorations subaquatiques puis ils se sont approché des carrés de fouille reconstitués.

Semelle en cuir, défense d'éléphanteau, assiette de porcelaine, boulet de canon, fragment de tuile, anse d'amphore, lampe à huile... Détaillant chaque pièce authentique (issu d'une collection d'objets prêtés pour l'occasion !), les élèves ont dû réaliser un croquis en suivant les conseils de l'animateur. L'enquête a pu ensuite commencer pour découvrir d'où provenaient les objets identifiés : en tenant compte de la nature et de la facture des planches de bateau, des morceaux de vaisselle ou des armes, les groupes sont parvenus à déterminer que les objets venaient d'une galère romaine, pour le premier carré, et d'un navire de la Compagnie des Indes, dans le second.

 

La classe a ensuite été invitée à examiner des poteries de style antique puis des monnaies romaines venant du fond de l'océan. Les élèves ont ainsi découvert qu'en prêtant attention à la forme, à des détails ou à des inscriptions, on pouvait réussir à dater un objet.


 

Grâce au dynmisme et aux explications détaillées de l'animateur, cet atelier de 3h a passionné les participants. Ils ont beaucoup appris sur ce métier, très dépendant des conditions météorologiques, et sur le matériel employé pour dessiner, fouiller et anlyser les objets remontés. Ils ont découvert comment on pouvait écrire et dessiner sous l'eau, de quelle manière on pouvait extraire des fonds marins des objets lourds ou fragiles sans les dégrader. Etls ont été étonnés d'apprendre que l'on pouvait trouver des épaves très anciennes non loin des côtes bretonnes.

 

Les latinistes ont aussi pu rêver... en touchant par exemple une pièce de navire antique et observer ainsi une méthode de fabrication de bateaux peu connue : le bois cousu. Ils ont par ailleur appris que les Romains faisaient beaucoup d'échanges maritimes, utilisaient des boulets de canon en pierre, des poteries de formes différentes, employaient les amphores à différents usages (comme le stockage d'aliments) et les rendaient étanches avec de la sève d'arbre (que l'on peut encore sentir deux mille ans après !).
 

Un grand merci à l'archéologue qui a su captiver les élèves sur son métier et les traces d'un passé ramené au présent pour quelques heures !
 

Grâce à l'application « L'épave du Fetlar » développée par l'association Adramar, vous pouvez également réaliser une plongée virtuelle pour découvrir une épave en 3D.